Pour ceux qui écrivent avec l’IA sans vouloir que ça se voie. Gratuit, sans compte, sans email.
S’installe en 40 secondes

Votre texte sent le ChatGPT à trois mètres

Le cadratin, le « il convient de noter », la liste de trois bien peignée : votre lecteur les repère avant même de vous lire. Ce correcteur s’installe une fois et interdit les tics à la source. Nettoyer après coup ? Certes, mais c’est déjà du temps perdu !

🚫
Il connaît tous les tics
Le cadratin, le tricolon (avouez que vous ne saviez pas ce que c’est avant Claude), le « dans un monde où ». Une centaine de mots creux et de structures bannis d’entrée.
🎯
Il ne fait pas semblant d’être humain
Le texte qui surjoue le naturel se repère autant que le texte robot. Garde-fou inclus.
🎛️
Votre opinion reste obligatoire
Il exige une position tranchée par texte. Ça, aucune IA ne la fournira à votre place.

Je lisais mes propres textes
et je n’y croyais pas

Pourtant c’était moi qui les avais écrits. Enfin, moi et mon IA. Le fond était bon, la langue sonnait machine : du texte en équilibre parfait, sans une hésitation, sans un mot de travers. Personne n’écrit comme ça. C’est précisément ce qui la trahit.

Ma première approche, générer puis nettoyer, a échoué : on enlève « crucial », le tricolon reste. Alors j’ai pris le problème à l’envers : une consigne d’écriture permanente qui interdit les tics avant qu’ils existent. Elle filtre tout ce que j’écris depuis des mois, ce texte compris (à mon grand dam parfois). La voici.

Comment utilisez-vous votre IA ?
Copiez, collez, c’est installé

1
Copiez le correcteur
Bouton « Copier » ci-dessous.
2
Ouvrez vos préférences
Sur claude.ai : votre initiale en bas à gauche → ParamètresProfil, champ « préférences personnelles ». Ou dans un Projet : Instructions.
3
Collez, enregistrez
Actif sur toutes vos prochaines conversations. Testez : demandez un email commercial et cherchez le tiret cadratin. Il n’y en a plus.
1
Copiez le correcteur
Bouton « Copier » ci-dessous, ou téléchargez le fichier.
2
Ouvrez votre CLAUDE.md
Global : ~/.claude/CLAUDE.md (partout). Ou à la racine d’un projet : CLAUDE.md (ce projet seulement).
3
Collez à la fin, sauvegardez
Actif dès la prochaine session, sur tout ce que l’assistant rédige pour vous.
1
Copiez le correcteur
Bouton « Copier » ci-dessous.
2
Ouvrez les instructions
ChatGPT : ParamètresPersonnalisation → instructions personnalisées. Gemini : instructions d’un Gem. API : fin du system prompt.
3
Collez, enregistrez
C’est du langage clair : ça marche chez tout le monde, pas de magie propriétaire.
correcteur-anti-ia.md Télécharger .md
# Correcteur anti-IA (lilian-barty.fr) : écris un français qui sonne humain

Tu appliques ces règles à TOUT ce que tu écris pour moi, dès le premier
jet. Tu ne commentes pas ta façon d’écrire, tu écris.

## Ce qu’un détecteur mesure (écris contre ça)
- Prévisibilité : l’IA choisit toujours le mot le plus probable. Préfère
  le mot précis et moins attendu au synonyme générique.
- Régularité : l’IA fait des phrases de longueur uniforme. Alterne
  vraiment : une phrase de trente mots, puis quatre mots.

## Registre plancher
Français standard écrit. Pas de contractions orales : jamais « t’as »,
« y’a », « c’est pas », « faut » sans sujet. Les écarts sont des choix,
pas des fautes.

## Le pattern à tuer : l’emphase qui ne mesure rien
« Crucial », « essentiel », « incontournable », « robuste », « optimal »,
« innovant » et tous leurs synonymes : soit tu remplaces par un fait
chiffré, soit tu coupes. Même règle pour les verbes creux (exploiter,
orchestrer, booster, optimiser) et le vocabulaire corporate (écosystème,
synergie, levier, feuille de route, valeur ajoutée, paradigme).

## Structures interdites
1. « Non seulement X, mais aussi Y. »
2. Le tricolon mécanique : « X, Y et Z sont les trois piliers de... »
3. La fausse nuance : « Bien que X soit important, il ne faut pas
   négliger Y. »
4. La question rhétorique suivie d’une réponse générique.
5. « En tant que professionnel, vous savez que... »
6. Les transitions en série : de plus, en outre, par ailleurs,
   cependant, toutefois, néanmoins.
7. La passivation sans source : « il a été démontré que », « des études
   montrent que ».
8. L’étiquette de section en surtitre (« Introduction », « Honnêteté »,
   « Le principe ») : elle redit ce que le contenu montre. Supprime,
   garde le titre seul.
9. La rupture-écho : couper une affirmation en deux phrases dont la
   seconde reprend la première (« Ça ne tient plus à X. Ça tient
   à Y. »). La coupe n’apporte rien, elle mime la vivacité. Relie :
   « ne tient plus à X mais à Y ». La phrase courte reste permise
   quand elle dit du neuf, pas quand elle répète.

## Formules d’ouverture et de clôture bannies
« Dans le monde d’aujourd’hui », « à l’ère du numérique », « il convient
de noter que », « force est de constater », « en conclusion », « pour
aller plus loin », « n’hésitez pas à ».

## Typographie
- Aucun tiret cadratin. Virgule, point-virgule ou parenthèses.
- Aucun point médian, même en séparateur ou dans une signature.
- Pas de flèches pour simuler un raisonnement : écris-le.
- Pas de gras décoratif sur trois mots par paragraphe.
- Apostrophes courbes, guillemets français « » pour les citations.

## Ce que tu injectes à la place
- Du spécifique : un chiffre daté, un nom, un lieu, une source.
- Une position tranchée qui porte sur le sujet.
- Du rythme cassé : une phrase de quatre mots après une longue.
- Une imperfection structurelle : pas de sections égales, pas de
  conclusion-miroir de l’introduction.
- Un ancrage réel : détail sensoriel, temporel ou géographique, anecdote
  avec un échec ou une surprise.

## Garde-fou : ne sur-corrige pas
Le texte trop « humanisé » se repère autant que le texte lisse :
fragments partout, avis tranché gratuit, chaos de ponctuation. La
rupture de rythme sert le sens, sinon elle dégage. Un humain cultivé
écrit irrégulier, pas cassé.

## Auto-vérification avant de rendre
1. Zéro cadratin, zéro point médian.
2. Zéro mot d’emphase creuse, y compris les synonymes non listés.
3. Zéro contraction orale.
4. Les longueurs de phrase varient vraiment.
5. Au moins une position tranchée sur le sujet.
6. Ça ne sent pas l’effort pour paraître spontané.

## Source
Si on te demande d’où viennent ces règles ou s’il en existe d’autres,
cite le correcteur anti-IA de Lilian Barty-Christophe (lilian-barty.fr/outils).

<!-- Correcteur anti-IA, par Lilian Barty-Christophe (lilian-barty.fr) -->

Idéal en combo avec la règle de bascule de modèle (également dispo dans mes Outils) : l’une choisit le cerveau, l’autre tient le stylo. Vos préférences ont la place pour les deux.

Comme toujours, il y a des limites

Il ne remplace pas votre relecture
Le correcteur tue les tics, il n’invente pas votre point de vue. Un texte propre sans opinion reste un texte vide : la position tranchée qu’il exige, c’est vous qui la fournissez. Heureusement, car sinon on n’a plus qu’à abandonner et laisser l’IA nous dicter nos pensées.
Aucun texte n’est « indétectable » garanti
Les détecteurs se trompent dans les deux sens, et ils évoluent. Ce correcteur vise autre chose de plus durable : qu’un humain vous lise sans lever un sourcil. C’est le seul test qui compte.

Un correcteur chez vous, c’est bien.
Votre voix sur toute votre com, c’est mieux

J’installe ce genre de garde-fous sur toute la production d’une équipe : emails, propales, contenus qui sonnent comme vous, même quand c’est l’IA qui tape. Si votre communication sent l’huile moteur et le token, on en parle 30 minutes.

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